Les fêtes à l'école
Les fêtes sont partout. Et à l'école qu'en fait-on? Pourquoi?
Voici une réflexion née au sein du conseil de participation de l'école protestante de Bruxelles.
Remarques préliminaires
- Ce document a été rédigé par Sylvie et Rony Vandevoorde dans le cadre d'une réflexion sur les fêtes pour le Conseil de Participation de l'école où je travaillais.
- Il est à noter que ce document a été rédigé dans le cadre de réflexions à propos des fêtes pour notre Conseil de Participation. Il s'agit donc d'un document qui s'inspire des fêtes de la culture belge.
Nous vous prions dès lors de nous excuser le caractère quelque peu local de certaines fêtes. - En ce qui concerne les pistes pédagogiques ou pratiques, elles ont été élaborées à partir de notre vécu sur le terrain, nous vous prions donc de bien vouloir les adapter à votre situation.
Bonne lecture.
Halloween ou fête de la Réformation
Introduction
Avant d’en arriver à une conclusion, nous aborderons fête après fête.
Les anniversaires des enfants
Le 31 octobre : Halloween ou la Réformation
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Saint Nicolas
Certains proposent d’en faire une fête de l’enfant, mais Noël aussi en est une (en quelque sorte).
Noël
L’épiphanie (6 janvier)
- Adoration de Jésus par les Mages venus d’Orient, symbole d’universalité.
- Baptême de Jésus où la voix de Dieu s’est faite entendre.
- Le 1er miracle de Jésus, signe de sa puissance divine.
Carnaval
Petit historique (d’après l’encyclopédie alpha)
Le sens du mot ‘carnaval’
Carnaval aujourd’hui
Que dit la Bible sur ce genre de fête ?
Un conseil d’une famille avisée
- La clarté : Il s’agit d’expliquer clairement aux enfants pourquoi nous avons pris position contre cette fête. Son origine païenne est emprunte de superstitions, d’occultisme et d’excès. Nous n’éprouvons aucune crainte des esprits car nous sommes sous la protection de notre Sauveur. Quant à sa version catholique (permettre de s’amuser follement avant le temps du jeûne enseigné par l’Église romaine), nous n’en avons pas besoin car nous pouvons toujours être joyeux. De plus, beaucoup d’argent est ainsi sottement dilapidé.
- Pas de compromis : s’amuser innocemment en se déguisant n’est pas un péché mais la meilleure attitude est de refuser le compromis. Car qui sait jusqu’où tel compromis peut entraîner nos enfants, vu leur immaturité ?
- Offrir quelque chose de meilleur : il s’agit de faire comprendre aux enfants que le but n’est pas d’économiser de l’argent vu que nous sommes prêts à en dépenser pour eux en leur achetant quelque chose dont ils feraient meilleur usage. Cette compensation pourrait être une sortie en famille, par exemple.
Autres considérations :
- On nous dira peut-être : " pourquoi faire les rabats-joie ?, cette fête n’est-elle pas l’occasion de se divertir et se réjouir ensemble ? " Mais nous avons déjà beaucoup d’occasion de vivre notre joie – et le chrétien est continuellement appelé à être joyeux.
- En tant que Chrétiens, nous avons nos fêtes ‘légitimes’ : Noël, Pâques, Ascension et Pentecôte. C’est déjà pas mal ! Pourquoi ne pas se concentrer sur ces fêtes qui ont un sens profond et délaisser le folklore qui a un sens très secondaire.
- Il est parfaitement possible de se déguiser à une autre occasion, par exemple pour un anniversaire. Les enfants aiment se déguiser et jouer : c’est une bonne chose que le Seigneur permet sur la terre.
- Pour les plus petits, les masques et déguisements produisent parfois la peur. Notre rôle n’est-il pas plutôt de les rassurer…
- Certains chrétiens parmi nous ont peut-être un sens du carnaval plus étroit que nous, notamment ceux qui sont d’origines d’Amérique Centrale (où la fête frénétique vire à la débauche). Tout en concédant la liberté à chacun, ne devrions-nous pas tenir compte des sensibilités, afin de ne pas être une pierre d’achoppement (Rom 14 :21) ?
- Un chrétien ne peut pas en juger un autre parce qu’il participerait à cette fête (Rom 14 :1-13 ; Col 2 :16). Le principe des ‘viandes sacrifiées aux idoles’ est d’actualité : chacun est libre devant le Seigneur mais il y a des choses inutiles (1 Cor 6 :12). A chacun de considérer comment il glorifiera le mieux le Seigneur.
Une alternative à l’ignorance
Voici quelques idées qui pourraient être exploitées comme réflexion complémentaire :
- Les mauvais esprits sont incapables de nous nuire lorsque nous sommes sous la protection du Seigneur Jésus. Quelques passages rassurants : Romains 8 :37-39 ; Philippiens 2 :9-11 ; Colossiens 2 :9s, 15 ; Apocalypse 20 :10.
- L’étude de Éphésiens 6 :10-17 offre plusieurs contrastes avec le carnaval. Au lieu de porter un déguisement fantaisiste, le chrétien est appelé à revêtir l’armure spirituelle (développer les différentes parties de l’équipement). Au lieu de subir les exigences des esprits, le chrétien est appelé à (1) prévenir les attaques de l’adversaire en se préparant au ‘mauvais jour’ (v. 13), (2) résister aux manœuvres diaboliques en revêtant l’équipement défensif, (3) prendre la Parole de Dieu comme arme offensive, (4) persévérer, (5) prier constamment…
- A bas les masques ! Le Seigneur attache de l’importance à la vérité et à l’authenticité. Soyons sincères ; l’hypocrisie consiste à nous faire paraître tel que nous ne sommes pas en réalité.
- Suivant le sens du mot ‘carnaval’ (cf. p. 4), aborder positivement le sujet du jeûne et de la contrition volontaires.
Pâques
Comme déjà exprimé au 4e point, nous pensons que Pâques est une fête essentielle, disons même la plus importante de toutes. Elle est le centre de l’Evangile (1 Cor 15 :1-8). Pâques trouve donc la place centrale en notre école. De plus, elle a l’avantage d’être centrale dans l’année scolaire. Une fête réunissant tous les élèves ainsi que leurs parents et amis a ici toute sa place. Un spectacle est organisé.
L’ascension
La Pentecôte
Fête de fin d’année
Conclusion
En résumé, nous proposons le calendrier suivant :
| Date | Pour qui? | But? | Quoi? | Où? | |
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Soit le jour de l’anniversaire, soit une fois par mois. |
Maternel et primaire. Avec la classe uniquement, éventuellement par cycle. |
Apprendre à mieux connaître l’enfant, à le valoriser et attirer l’attention sur son créateur. |
L’enfant répond à des questions, il peut commenter des photos, choisir un chant, etc. |
En classe. |
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31 octobre. |
3e degré. |
Connaître notre origine protestante. |
Mise en scène, montage audio-visuel, étude d’une ou plusieurs des thèses de Luther… |
En classe. |
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6 décembre. |
Maternelles et primaires, par classe. |
Expliquer ce qu’est cette fête belge. |
Réflexion, dessins animés… |
En classe. |
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Le 6 janvier. |
Maternelles et primaires par classe. |
Commencer la nouvelle année en se souvenant que Dieu se manifeste aux hommes. |
Réflexion sur cette fête, manger la galette des rois. |
En classe. |
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Le samedi après les congés de Pâques. |
Pour toute l’école, les parents, amis, etc. |
Se souvenir de la mort et la résurrection de Christ, permettre aux enfants d’élaborer un spectacle et fournir un bénéfice financier pour l’école. |
Grand spectacle préparé avec les instits à l’attention des parents et des amis. Jeux divers à l’extérieur et à l’intérieur. Tombola, etc. |
Le réfectoire, la cour de récréation, les classes et tout le domaine de l'école. |
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Le dernier jour d’école avant les congés d’ascension. |
Pour les enfants de primaire. |
Se souvenir que Jésus est monté au ciel pour nous préparer une place et que bientôt nous monterons à sa rencontre. |
Réflexion, lâché de ballons (avec concours). |
En classe et le lâché de ballons dans la cour de récréation à la sortie de l'école. |
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Le dernier jour de cours de l’année scolaire. |
Pour les enfants de primaire accompagnés de leurs parents. |
Clôturer l’année d’une manière sympa en honorant ceux qui ont travailler durant l’année. |
Courte cérémonie : Remise des bulletins et des prix, suivie d’une tasse de café. |
Réfectoire ou à l’extérieur si le temps le permet. |
Bibliographie
- Eberhard Mühland, Commencer très jeune… ! (Asslar, Allemagne : Verlag Klaus Gerth, 1991).
- " Carème " dans Catéchisme de l’Église Catholique (Paris : Mame-Plon, 1992).
- " Halloween… Et si c’était sorcier ? " dans Allô ! Junior (Tournai : n° 71, oct.-nov. 1999).
- Guy Rainotte, Approches différentiées des fêtes religieuses (Dossier de documentation, 1999).
- " Halloween, une fête bon enfant ? ", Christian Willi, dans l’éditorial paru dans l’Avènement Magazine n° 125 de novembre 1998.
Document établi par Roni & Sylvie Vandevoorde








